Introduction

Introduction
Bonjour tout le monde.


Je suis Gaëlle, co-écrivain de cette fic et créatrice de ce blog.


Cette Fic sort de mon imaginaire ainsi que de celle de Khadidja ma meilleure amie.


Nous sommes toutes les deux dans l'année de nos 17ans et vivons en banlieue parisienne.


Elèves de première Littéraire nous avons un amour commun pour L'écriture, la lecture et la musique, particulièrement pour Tokio Hotel.


Je vous souhaite bonne lecture.
Laissez vos impressions par commentaires.


Bien à vous.

Gaëlle
from Just-a-Fan-Fiction

# Posté le samedi 12 mai 2007 16:49

Chapitre 1: Des gosses pas comme les autres

Chapitre 1: Des gosses pas comme les autres


Gaëlle :


« Merci Beaucoup, à la prochain ! »
Ces mots, j'avais pris l'habitude de les dire... c'était la dernière date de notre tournée triomphale en France, 35 dates en deux mois. Nous étions au bout du rouleau.

Tout avait commencé dans mon salon, il y avait Khad, sa basse, ma guitare et moi. Nous n'avions qu'un rêve, faire de la musique notre vie, nous n'avions alors que 13ans et demi. Rapidement nous composions nos premières chansons et nous produisions sur la scène de nombreux clubs parisiens. Et nous avons rencontré des producteurs, qui ont cru en nous et en notre talent. A l'aube de nos quatorze ans, notre premier album était bouclé et nous entamions le tournage de notre premier clip. Premier single, premier succès. En quelques semaines à peine, notre album devint disque d'or. Pour couronner le tout, face à de nombreux artistes de talents nous avions reçu la Victoire de la Musique de la révélation de l'année. S'en était suivit une tournée sold out, de 35 dates à travers la France.

« Merci beaucoup Paris, à la prochaine ! »
Des mots d'une banalité folle qui soulevaient les foules. A peine étions-nous sorties de scène que Khad et moi nous rendions dans notre loge.

« T'as tout ce qu'il faut ? »
D'un mouvement de tête j'acquiesçai. La vie est belle quand on a 15ans et demi non ? Nous avions découvert comment la rendre plus belle que jamais. Et cela tenait en trois petites syllabes... cocaïne.
Jeunes ? Nous l'étions sûrement trop. Inconscientes ? Egalement... Surbookée ? Sans hésitation. Il nous fallait bien quelques choses pour nous aider à évacuer le stress car même la musique nous était devenue insupportable... Ironie du sort ? A vouloir en faire notre métier, nous avons été manipulées et nous voilà à haïr ce que nous avions toujours juré d'aimer jusqu'à la fin de notre vie...
Heureusement, dans notre malheur, nous étions deux. Elle et moi. Elle était la seule personne encore apte à me comprendre, la seule qui ne me jugeait pas, elle était moi quelque part.... c'était avec elle que je m'était fait ma première ligne... Je m'en souviens comme si c'était hier, c'était le soir des Victoires de la Musique à une after et on nous avait proposé de goûter à une boisson nouvelle par excès de naïveté nous n'avions pas refusé... Puis on nous a présenté la blanche. Dans un même mouvement nous avions aspiré ce qui allait devenir notre quotidien. La cocaïne venait de s'emparer de nous.
Après cette soirée, plus rien ne fut comme avant, tous les soirs dans notre loge avant et après le concert nous nous faisions une ligne, comme un rituel. Autour de nous, tout le monde faisait semblant de ne rien voir, mais ils savaient tous. Personne ne réagissait, personne sauf notre manager qui ce soir là, à Paris entra en trombe dans la loge alors que nous sortions notre matériel :

« Les filles, je dois sérieusement vous parlez.
- De ?, avais-je alors demandé.
- CA !, avait-il répondu en désignant d'un doigt accusateur le sachet plastique.
- Il n'y a rien de nouveau.
- Trop c'est trop les filles... J'ai... je suis désolé.
- Que se passe-t-il ? avait demandé Khad.
- La maison disque ne veut plus vous soutenir, elle résilie votre contrat. Elle souhaitait attendre la fin de la tournée, donc dès demain vous aller donner une conférence de presse annonçant la fin du groupe et de l'aventure. Ensuite, et en dernier mouvement de reconnaissance, vous irez dans un centre de désintoxication.
- A 15ans et demi ?
- Il n'y a pas d'âge, et à la rentrée prochaine dans deux mois, vous redeviendrez des adolescentes normales Et vous entrerez en seconde.
- Mais on ne peut pas aller au lycée en France, on risque de se faire persécuter par les autres élèves, avait-je dis.
- C'est pour cela que, comme vous parlez à présent couramment l'allemand, vous entamerez votre scolarité en Allemagne.
- A Berlin ?
- Non.
- Hambourg ?
- Non, Magdeburg.
- 'Connais même pas, avait-on fait ensemble.
- Tant mieux, ainsi vous recommencerez tout à zéro. Au revoir les filles à demain. »

Il était sorti en nous laissant ainsi, en plein désarroi. Ne sachant pas quoi faire, nous avions alors fini la poudre qu'il restait sur la table...

# Posté le samedi 12 mai 2007 16:57

Chapitre 2: Fans et lunettes noires.

Chapitre 2: Fans et lunettes noires.
Khad

La fin du groupe... Des mots assez difficiles à encaisser, c'est vrai tout était très dur, mais je ne pouvais pas imaginer notre vie sans ça et je pense que Gaëlle ressentait les choses de la même manière que moi.
Nous avions fait des recherches sur Internet, Magdeburg était une petite ville vers Berlin, un coin perdu où nous serions dans l'anonymat complet. Quel effet ça pouvait faire de connaître la gloire puis de tout perdre d'un coup !
La conférence s'était très mal passée et je n'avais osé parler que très peu
Nos yeux étaient tellement rouges qu'on avait dû porter des lunettes de soleil.
A notre sortie, plusieurs fans éplorés nous attendaient, je ne pouvais que baisser les yeux. Fin du groupe, Cure de désintoxication, Anonymat, Magdeburg. Voilà les seules choses qui tournaient dans ma tête, j'avais besoin d'un peu de cocaïne, de poudre blanche, notre poudre de bonheur...
J'en avais besoin plus que jamais, mais à présent, elle nous était interdite.

« Encore une fois que je ferme les yeux,
Montre-moi le ciel, je n'en ferais rien,
Encore une fois, ici tout est bleu
Donne-moi le ciel, je n'en ferais rien »

« - Arrête Khad, me dis Gaëlle, tu te fais du mal.
-Je sais, c'est ce que je cherche à me faire, du mal. La seule chose que je veux ressentir c'est la tristesse.
-Moi aussi... je nous déteste.
-Moi aussi »

Encore une fois, et c'était très fréquent ces derniers temps, nous finissions notre conversation en pleur dans les bras l'une de l'autre.


«-Tu te souviens de la lettre qu'on avait reçu d'une fan qui nous disait que grâce à nous elle avait retrouvé la joie de vivre ? me dis Gaëlle
-Oui
- Eh bien aujourd'hui, j'ai l'impression de la trahir...
- C'est ce qu'on a fait, on l'a trahi, on lui a menti, comme aux autres...
- On est horrible...
- Ne t'inquiète pas, d'ici quelques mois, on nous aura oublié, tout le monde a toujours dit qu'on ne resterait pas longtemps dans les mémoires... Maintenant on nous offre la chance de commencer une nouvelle vie alors il vaut mieux qu'on arrête d'y penser maintenant. »

Je ne pensais pas un mot de ce que j'avais dit mais c'était les seuls mots qui me venaient à la bouche.
Nous devions dire au revoir à tout le monde, c'était encore une chose très dure et j'avais l'impression que tout le monde nous détestait à présent, les producteurs, les gardes du corps, tout le monde et ils nous jugeaient du regard. Mais en fait, eux aussi étaient très tristes mais ce n'est qu'après que je l'avais remarqué.
Nous avions été conduites à l'institut, et à la une de tous les journaux de presse à scandale on pouvait lire :

« Caprices d'ados star : Khadidja et Gaëlle ont été placées en cure de désintoxication ce qui est peut-être la raison de la fin de leur groupe. »


Quand j'avais demandé combien de temps on allait rester ici, notre manager m'avait répondu :
« Autant de temps qu'il faudra
- Mais s'il ne nous faut que deux ou trois semaines ?
- Alors on viendra vous chercher
- Qui toi ?
- Peut-être, ou peut-être quelqu'un d'autre pourquoi ?
- Je ne veux pas rester ici, regarde les gens sont tous pâles !
- Oui je sais, n'aies pas peur je viendrai vous chercher dès que tout ira mieux.
- D'accord, ça ira mieux très vite je te jure !
- J'en suis sûr. »

Cette fois-ci, je croyais réellement en ce que je disais, je savais bien que tout allait s'arranger vite, on ne nous avait pas laissé le temps d'être réellement dépendantes, heureusement...

# Posté le lundi 14 mai 2007 10:57

Modifié le lundi 14 mai 2007 14:24

Chapitre 3: The Cure.

Chapitre 3: The Cure.
Gaëlle :


J'avais l'impression qu'on nous traitait comme des idiotes, des enfants. Souvent cela m'énervait et je piquais des colères, je disais que j'en avais marre qu'on nous prenne pour des gosses mais en fait, j'étais en manque. Si l'on nous traitait comme des idiotes c'est que nous en étions deux. On avait gâché nos vies.

A la télé, les images de la conférence de presse passaient en boucle. Arrêt sur image, lecture, pause, retour arrière, lecture, avance rapide, pause, lecture. STOP ! Les rédactions des magazines étaient submergées sous les lettres de nos fans. Nous étions impuissantes et désespérées par la situation. Il nous arrivait parfois de vouloir réagir, mais c'était mal et nous le savions. On devait faire face.

Lorsque s'acheva la seconde semaine du « séjour », nous allions déjà mieux, on commença alors à nous parler de notre vie future : le système scolaire allemand, la maison dans laquelle nous allions habiter. Ces nouvelles nous permettaient de nous évader et nous réjouissaient. Il nous arrivait d'avoir encore parfois des petites crises, mais comparé à avant, ce n'était plus rien.

Arriva le dernier jour, celui de la liberté. Il était arrivé plus tard que prévu mais ce n'était pas si grave après tout. Il nous restait une semaine avant la rentrée. Il fallait faire nos adieux à notre famille et les quelques amis qu'il nous restait. Ce fut rapide. Nos valises étaient prêtes. Un dernière fois nous les prîmes tous dans nos bras. Il fallait partir.

En bas de chez nous, une dizaine de fans faisaient le pied de grue. Rongées de remord, les lunettes sur le nez et une casquette sur la tête nous signions nos derniers autographes et échangions nos derniers mots avec nos fans, refoulant quelques larmes. Ce fut difficile de monter dans la voiture. On voyait les fans qui pleuraient à nous voir partir, à savoir que nous ne viendrions plus en France avant un long moment. Mais c'était nécessaire, la France ne voulait plus de nous, nous ne voulions plus d'elle. Elle et nous sentions le soufre.

Le silence dans le véhicule était pesant, impossible d'écouter la radio sans parler de nous en ce moment, nous n'étions pourtant pas mortes. Mais pour les médias nous étions des droguées. Certains nous plaignaient, d'autres nous blâmaient. Dans les deux cas, il était insupportable de les entendre déblatérer sur nous. Ils ne savaient rien. Je me rendais compte que plus rien ne sera comme avant, qu'une nouvelle vie nous attend. Une vie à Magdeburg... un nom que j'haïssais et adorais à la fois.

Dans la salle d'embarquement, le manager nous tendit nous billets.

« Tu ne viens pas avec nous ?, je l'interrogeai.
- Non les filles. Vous devez prendre un nouveau départ. »

Nous nous prîmes une dernières fois tout les trois dans les bras. Notre aventure, notre histoire, tout cela était bel et bien fini... On ne put empêcher nos larmes de se déverser, et nous montâmes à bord.
Décollage, dernier adieu à Paris.
Au revoir le France.
Bonjour l'Allemagne.

# Posté le mardi 15 mai 2007 17:04

Modifié le mercredi 16 mai 2007 10:27

Chapitre 4: Janine...

Chapitre 4: Janine...
Khad :

L'Allemagne. Juste une heure en avion qui me parut des milliers d'années lumière, au milieu de la poudre d'étoile. La poudre d'étoile. Le titre d'une chanson que j'avais écrite pendant ce que nous préférions appeler notre « séjour ». Nous étions de nouveau nous, je crois. Cela faisait plus d'un mois que je n'avais pas touché de basse. C'était de ça que j'étais vraiment en manque mais je m'interdisais d'y penser. Car une drogue mène toujours à une autre...
Arrivées, nous sourions à l'Allemagne, nous commencions à l'aimer comme si elle avait dû nous laver d'une souillure.... Notre pays d'accueil, la nouvelle terre. Je devenais folle je crois. Après avoir passé un bref coup de fil à nos familles et à notre manager, nous partions pour Magdeburg, un joli petit village, loin de toute agitation. Notre maison était ravissante et la dame chargée de notre surveillance était souriant, enfin un visage amical... Elle vivait dans la maison d'à côté et ne serait là qu'en cas d'extrême urgence et pour nous faire à manger.

« Gaëlle ?, demandai-je.
- Oui ma belle ?
- Ma basse...
- Quoi ta basse ?
- Je veux juste la toucher.
- Mais fais-le ma belle !
- Non ! J'veux pas, tout va trop me manquer, et je vais me souvenir et je ne veux pas.
- Ma puce, on est là pour tout recommencer, t'as qu'à acheter une nouvelle basse !
- T'as raison !
- J'ai toujours raison !
- T'es nulle !
- Moi aussi je t'aime ! »


Donc c'était décidé, j'allais m'acheter une nouvelle basse, j'avais l'argent pour et de toute façon qui pouvait m'en empêcher ? Plus que quelques jours avant la rentrée, j'étais impatiente. De nouveaux visages, de nouvelles connaissances. J'étais heureuse, je crois. Et sans avoir rien pris d'autre qu'un verre de jus de raisin mélangé avec un peu d'eau pour que ce soit moins sucré. C'était sûrement ça, le vrai bonheur !

Nous allions voir Janine, notre tutrice, pour lui demander si nous pouvions faire un tour, se promener dans le quartier, voir la lumière du jour et respirer un peu d'air.


« Gaëlle ?, demandai-je.
- Oui ma puce ?
- Ils sont tous blonds les Allemands ?
- Bah, j'en sais rien moi ! Pourquoi tu me demandes ça ?
- Parce que tout ceux que je vois depuis tout à l'heure sont blonds, regarde lui là devant !
- Ah oui ! »



Gaëlle éclata de rire, parfois elle semblait choquée par mes bêtises mais l'important c'est qu'elle m'aimait comme j'étais et même avec mon passé, vu qu'on avait le même.

« Hallo ! dit une voix.
- Hallo, répondions-nous en nous retournant en sursaut vers la jolie voix.
- Vous êtes nouvelles dans le quartier ?, nous demanda le blond en allemand.
- Euh, désolé nous sommes française, tu ne parles pas français ? demandais-je en anglais.
- Non, désolé.
- Et anglais ?
- Pas très bien.
- Bon bah, c'est pas grave nous on parle allemand !
- Ah Ok...
- Khad, arrête de faire chier ton monde !, intervint Gaëlle.
- Si tu voulais vraiment que j'arrête, tu l'aurais dit depuis longtemps ! Avoue que t'as trouvé ça drôle !
- Non pas du tout, t'es pas marrante comme fille !
- Bon tais-toi je parle avec quelqu'un là...
- Alors vous êtes nouvelles dans le quartier ou vous êtes juste de passage ?
- Eh bien en fait...
- Eh bien en fait on est arrivé cet après-midi et on va s'installer ici pour...
- Khad s'il te plait, tu peux éviter de m'interrompre ça devient soûlant ! Non mais t'as quel age ?
- C'est bon vas-y continue !! Oh !...
- Oui donc, on vient s'installer ici, et finir nos études on habite dans cette maison là, lui dit Gaëlle en désignant notre maison
- Ah d'accord.
- Sinon, comment tu t'appelles ?lui demandai-je
- Andreas, répondit-il
- Andreas ? J'adore ce prénom c'est très exotique...caliente !
- Arrête Khad, tu va lui faire peur
- Non, non ne t'inquiète pas elle ne me fait pas peur ! Et vos prénoms à vous c'est comment ? Toi c'est Khad, non ?
- Oui moi c'est Khad, Khadidja exactement, et elle c'est Gaëlle !
- Geil ?
- Non pas Geil, GA-ËLLE !!!
- D'accord Khadidja et GA-ËLLE, ça m'a fait très plaisir de vous rencontrer mais là je ne peux pas rester, je dois rejoindre des amis. On se revoit plus tard ? Si vous avez besoin de quoi que ce soit, de visiter la ville ou quelque chose d'autre, ma maison c'est celle là, vous n'avez qu'à sonner !
- D'accord merci beaucoup Andreas, à plus tard sûrement ! »

Andreas s'éloignait, et les yeux brillants nous le regardions partir. Une nouvelle rencontre, une nouvelle connaissance. Un visage amical, un nouvel ami, enfin...

# Posté le mercredi 16 mai 2007 17:04